Bienvenue.

Voilà donc mon premier article. Ceci n'est pas mon nouveau blog mais celui qui sera conçacré à mes textes puisqu'apparemment je DOIS les publier. Je ne sais pas encore ce que je vais mettre exactement. Peut-être que je pourrais mettre mon roman. Ou pas. Faut voir ce que vous en dîtes aussi. A part ça je vous met quelques liens :

Le Blog Perso.
Le Myspace Perso.
Le Myspace Photo.
Le Blog Mignon.
Le Facebook.

Ah avant que quelqu'un ne me demande d'où vient le titre de mon blog : Poník sur le rivage. Et bien c'est très simple. Je viens de lire un livre fabuleux qui s'appelle Kafka sur le rivage de Haruki Murakami. Dans le livre le personnage de Kafka explique que son nom en tchèque signifie Corbeau. Voilà et mon animal à moi c'est un Poney, donc en tchèque, Poník.
Bienvenue.

# Posté le mardi 16 septembre 2008 18:18

C'est un texte un peu particulier parce qu'il n'a jamais été retravaillé, contrairement à d'autres. Etrangement je l'aime beaucoup. Il est loin d'être exceptionnel mais j'ai beaucoup d'affection pour lui. Il est en deux parties qui sont à prendre séparemment. Seulement je les ai écrites à la suite alors il me semblait inutile de les dissocier. La plupart de mes textes n'ont pas de nom vous remarquerez. Après on pense qu'ils sont figés.

C'est un texte un peu particulier parce qu'il n'a jamais été retravaillé, contrairement à d'autres. Etrangement je l'aime beaucoup. Il est loin d'être exceptionnel mais j'ai beaucoup d'affection pour lui. Il est en deux parties qui sont à prendre séparemment. Seulement je les ai écrites à la suite alors il me semblait inutile de les dissocier. La plupart de mes textes n'ont pas de nom vous remarquerez. Après on pense qu'ils sont figés.
J'aime le vent dans les étoiles.
J'aime la pluie dans les nuages.
J'aime la douceur de la terre.
J'aime la force d'une plume.
J'aime les yeux qu'il peut avoir.
J'aime penser qu'il sont à moi.

Ils ne le sont pas. Ils ne le sont plus.

J'aimais qu'il me regarde longtemps.
J'aimais écrire couchée dans le foin.
J'aimais me sentir indispensable.
J'aimais mes yeux qu'il trouvait profonds.
J'aimais ce sentiment que tout arrive.
J'aimais qu'il soit simplement là.

Il ne l'est pas. Il ne l'est plus.

J'aimerai revenir sur mes quelques pas.
J'aimerai me souvenir de ses bras.
J'aimerai retrouver ce bien-être avec lui.
J'aimerai qu'il revienne avec moi.
J'aimerai que jamais il ne m'oublie.
J'aimerai ne plus pouvoir l'aimer.

Je ne peux pas. Je ne peux plus.

Envie d'aller au bord de la mer
Ou tout en haut d'une montagne
Juste pour ne penser qu'à lui
Essayer de trouver une solution
Envie de me rendre sur un lac gelé
Sur le point de me laisser couler
Mais me redresser et glisser
Sur le bord du marécage

Envie de me perdre dans la forêt
Juste pour connaître l'essentiel
Et pour me comprendre enfin
Que les oiseaux me manquent

Envie d'un voyage dans les nuages
Pour me sentir importante quelque part
A un endroit où rien n'est utile
Juste pour être différente des autres

Envie de pleurer comme jamais
Dans les bras du premier venu
Qu'on se souvienne de ma vue
Et de mes yeux dans le besoin
Envie d'un message qui rassure
De quelque chose de tellement doux
Que la tête me tourne et tombe
Et que les larmes abondent

Envie de redevenir comme j'étais
Et de retomber dans mon élan
Celui qui m'entraînait très loin
Cachée dans la musique de la nature

Envie de retrouver ma maison
Qui ne me quittera jamais
Et qui toujours sera présente
Dans mon coeur brisé à jamais

Envie de retrouver mon meilleur ami
Qui je pensais m'aurait suivi
Pour m'aider à oublier cette maison
Et les souvenirs qui l'habitaient
Envie de retrouver mon père
Qui ne m'a jamais autant manqué
Qu'aujourd'hui où je ne l'appelle plus
Pour qu'il vienne à mon secours

Envie de ne jamais avoir perdu
Un être si cher qui communiquait
Une force que jamais je n'aurai
Et une douceur que j'ai abandonnée

Envie de pleurer pour ce que j'ai laissé
D'oublier ce souvenir pourtant si beau
Et si parfait qu'il me faisait rayonner
Ce passé qui ne pouvait qu'être faux

Envie d'être belle comme un ange
Et de pouvoir enfin devenir interessante
Que me pousse des grandes ailes
Pour que je m'envole loin d'eux

# Posté le mardi 16 septembre 2008 18:27

Ce système de semaine je l'ai utilisé plusieurs fois mais il n'y a que celui-là qui me convienne un minimum.

Ce système de semaine je l'ai utilisé plusieurs fois mais il n'y a que celui-là qui me convienne un minimum.
Lundi
Jour de pluie...le vent tourne souvent alors pourquoi ne puis-je dormir ? Il fait toujours aussi noir et les anges défilent dans ma chambre vide de sens...

--------------------------------------------------------------------------

Mardi
Aujourd'hui il a fait beau, je suis sortie pour la première fois depuis la fin du ciel...J'ai marché le long de la rivière, elle était belle et enfantine. Je me suis allongée dans l'herbe verte et mielleuse du jardin et j'ai pensé au ciel qui me manquait...

--------------------------------------------------------------------------

Mercredi
J'ai vu un homme sur un pont...en rêve...il regardait ses pieds mais n'est pas tombé...j'ai attendu pour lui, j'avais peur...je l'ai fixé dans les yeux pour le comprendre puis je suis rentrée...

--------------------------------------------------------------------------

Jeudi
Je garde dans ma main mon couteau en regardant les étoiles qui scintillent au dessus de ma tête...Je me suis demandé comment faisait-on pour penser à la mort sans penser à la vie et comment faisait-on pour ne pas finir perdue au fond d'un puit sans lumière...

--------------------------------------------------------------------------

Vendredi
Je me rend compte d'une chose, la vie est un long fleuve tranquille, oui, mais un fleuve baigné de sang...qui ne fini jamais de couler et de répandre dans la vallée son immense couleur écarlate...

--------------------------------------------------------------------------

Samedi
C'est le jour le plus triste de la semaine, je l'ai toujours dis...Mais il l'est seulement parce que mon c½ur déraille à ce jour...il ne pense plus qu'à toi et tu es si loin qu'il ne peut s'empêcher de souffrir...

--------------------------------------------------------------------------

Dimanche
Voilà, c'est la fin, la fin de tout, la fin de la semaine, la fin du temps, la fin du monde, ma fin...je l'attendais avec tellement d'impatience ! Merci...

# Posté le mardi 16 septembre 2008 18:33

Un autre petit texte écrit il y a pas mal de temps mais que j'aime bien. Inspiré de faits réels si je puis dire.

Un autre petit texte écrit il y a pas mal de temps mais que j'aime bien. Inspiré de faits réels si je puis dire.
La petite fée Lou déploya ses toutes petites ailes fragiles et transparentes. Le long du fleuve elle commença à faire, dans sa tête, une longue réflexion sur ce que lui réservait le monde qui l'entourait. J'aime le vent dans les étoiles. J'aime la pluie dans les nuages. J'aime la douceur de la terre. J'aime la force d'une plume. Elle devait prendre une décision importante pour elle, une décision qui change souvent, sans qu'on s'en rende compte, une grosse partie de votre vie et de votre esprit. Elle devait ou non offrir sa liberté à un papillon en échange d'un amour éternel. Lou décida que l'heure était peut-être venue pour elle de donner son c½ur au premier venu et elle accepta. Les jours qui suivirent furent pour elle des nuages de bonheur dans lesquels elle nagea. Jamais elle n'avait imaginé que l'amour pouvait être quelque chose d'aussi merveilleux et d'aussi parfait. Tout problème devenait dérisoire et semblait s'écarter de son passage. J'aime les yeux qu'il peut avoir. J'aime penser qu'il sont à moi. Elle lui offrit tout ce qu'elle était en mesure de donner et ils avaient beaucoup de projets futurs.

Un jour comme les autres arriva. Ce jour-là ? Quel jour-là ? Il paraissait comme les autres. La petite fée, malgré sa jeunesse naïve, avait remarqué que ces amis les plus cher s'étaient quelque peu éloignés d'elle. Elle changeait, se renfermait probablement dans un univers quel croyait être le sien et surtout qu'elle s'idéalisait heureux. Il n'était en fait fabriqué que de plusieurs clichés ridicules sur l'amour. Ce jour-là donc elle demanda à son cher papillon de prononcer la seule phrase qui n'était peut-être pas encore assez stupide pour être rejettée. "Je t'aime". Dans les yeux de son amant passa une lueur d'amour faible qui se remplaça par une volonté de liberté forte. Elle comprit. Elle n'avait pourtant pas la force de m'être fin à leur histoire et voulait encore y croire ne serait-ce qu'une seconde. Lou partit loin de tout contact pendant un long moment mais il n'essaya en aucune façon de la joindre. Elle se sentait coupable d'avoir coupé une partie de leur lien mais finit par oublier ce triste jour. Elle allait revoir son adoré, elle le voulait. Le temps avait été bien trop long pour elle. La fée brûlait d'impatience mais trouva son papillon anormalement serein. Il la conduisit un peu à l'écart et lui rendit sa liberté. Déchirure. Un terrible trouble s'empara d'elle et la fit sombrer dans une passivité totale.

Entre temps elle avait correspondu avec un petit ange qui lui ressemblait beaucoup. Ils avaient tissé un lien puissant entre leurs deux c½urs. Un lien d'amitié inexplicablement fort. L'ange était devenu son confident. Païkan. Un nom qu'elle aimait prononcer avec beaucoup de sincérité, d'admiration et de tendresse. Ensemble, une osmose amoureuse se créait et la distance qui les séparait les tirallait de plus en plus fort. Lorsqu'elle lui appris la nouvelle de la liberté retrouvée, Païkan lui jura de ne jamais la perdre et de toujours la protéger. La petite fée lui offra tout son c½ur noir qui ne savait pas cicatriser. Elle s'était fait du mal. Quand elle se laissait envahir par son esprit et sa conception des faits, son c½ur ne la guidait plus et elle se mutilait. Physiquement comme moralement. L'ange le savait, il savait tout d'elle. Le papillon lui, n'en connaissait pas la cause et ne chercha jamais à savoir pourquoi Lou pleurait si souvent. Cette envie de souffrance devint vite une nécessité chez Lou et elle associait cet état au froid. Lorsqu'elle en avait envie, elle avait subitement très froid. Païkan fut toujours là pour lui faire prendre confiance en elle et lui montrer qu'elle avait de la valeur. Une valeur qu'elle ignorait puisque personne ne lui avait prouvé.

Païkan et Lou s'étaient déjà rencontrés une première, une deuxième et une troisième fois. Ils avaient l'impression de se redécouvrir à chaque instant. Personne ne comprenait leur amour et ils en souffraient silencieusement. Le sentiment qu'ils avaient l'un pour l'autre était inconnu et ne représentait aucun état de l'être vivant. Eux-mêmes n'arrivaient pas à définir ce que représentait leur relation. Lou l'aimait comme son frère, son amant, son âme s½ur, sa lumière... Elle l'appelait même des fois "mon Soleil". Il était le seul à remettre un peu de chaleur dans le c½ur de la petite fée qui lui rendait son amour par tous les moyens qu'elle trouvait. Ils murissaient en silence. Un beau jour le destin de Lou bascula et des malheurs l'abattirent soudainement et vinrent lui compresser le c½ur. Durant cette même période elle remarqua que son ange s'était éloigné. Il ne correspondait plus que très rarement. Elle réfléchit aux causes possibles de cette réaction et ne sut que conclure d'autre qu'un besoin de prendre ses distances. Cette absence dura, se prolongea, continua, longtemps, très longtemps... Lou souffrait de son absence, terriblement.

Après plusieurs semaines elle reçut un signe de sa part mais quelque chose avait changé dans sa façon de lui parler. Païkan semblait distant et inattentif et ne se rendait pas compte de l'état de souffrance dans lequel avait plongé sa petite s½ur. Lou demanda alors des explications qu'elle obtenu sèchement... Il avait trouvé une autre vie et n'avait plus vraiment besoin d'elle. Du moins c'est ce qu'elle cru comprendre en lisant à travers les larmes, les quelques lignes qu'il lui écrivait. Ajoutée aux souffrances qu'elle éprouvait, celle-ci fut la plus terrible et la plus longue. A ce jour, jamais ils ne réussirent à recréer le lien qui les unissait. Lou, devenue une fois de plus passive de la situation, se remémore à présent les plus beaux moments de sa vie entre les larmes froides qu'elle arrive encore à verser. Cependant, jamais personne jusqu'à aujourd'hui ne prit la place qu'occupe encore Païkan dans son c½ur immensément percé de lames. Elle sait d'ailleurs au fond d'elle-même que jamais personne ne prendra sa place. Elle n'arrive plus à aimer, plus à le montrer, plus à se cacher... Ses opinions se contredisent, ses choix la terrorisent, ses idées la paralysent et sa tristesse est plus grande qu'elle ne l'a jamais été. Sa confiance s'est évanouie et ses peurs ont refait surface violemment. Elle étouffe. Elle veut dormir mais elle a peur du noir. Elle veut sortir mais elle a peur des gens de la nuit. Elle a peur d'être enfermée, de vomir, de se noyer, de mourir, de s'enfuir, d'être abandonnée... Elle a peur en permanence. Elle meurt. Lentement. J'aimais mes yeux qu'il trouvait profonds. J'aimais ce sentiment que tout arrive. J'aimerai revenir sur mes quelques pas. J'aimerai qu'il revienne avec moi.

La lumière s'éteind. Est-ce la fin ?

# Posté le mardi 16 septembre 2008 18:43

Voilà l'incipit de mon roman. Je ne sais pas encore si vous aurez la suite, ni si ça vous plait, ni si je vais le finir, en tout cas je le continue.

Voilà l'incipit de mon roman. Je ne sais pas encore si vous aurez la suite, ni si ça vous plait, ni si je vais le finir, en tout cas je le continue.
I

Tonnerre.



C'était une jeune femme de 22 ans à peine. Beaucoup d'hommes se retournaient sur son passage pour regarder le déhanché de son bassin et les ondulations de sa délicate jupe sur sa peau de pêche. Elle était vraiment très belle il faut l'avouer. Avant de sortir de son appartement dans le 19ème, elle coiffa rapidement ses longs cheveux bruns en laissant quelques boucles tomber sur sa nuque découverte. Elle enfila ensuite une longue robe noire qui avait la qualité de ne pas faire trop habiller mais d'épouser parfaitement ses formes. Avant de partir elle appela un taxi, pas question de trainer seule en robe de soirée dans le métro parisien un vendredi soir ! Le taxi la déposa près de l'Opéra, il ne lui restait plus alors, que quelques rues à traverser pour arriver à destination. Dans le taxi, la joue collée contre la vitre glacée, Camille regardait la Seine sous son voile pâle d'automne. La beauté du paysage parisien la troubla. Elle aimait par-dessus tout sa ville et pour rien au monde elle n'aurait pu la quitter pour un lieu quelconque autre. Paris était sa ville, la seule qui comptait pour elle. Vous savez, comme lorsque vous arrivez dans un endroit complètement inconnu et que vous découvrez avec stupeur que l'enchantement du lieu agit sur vous. A ce moment-là vous ne sentez plus rien d'autre que le bien être qui se dégage de votre précieux endroit. Camille sortait de chez elle tous les jours et découvrait chaque jour une rue nouvelle, un morceau de trottoir qu'elle ne connaissait pas encore, et tous les jours, plus encore que les jours précédants, elle aimait sa ville. Pendant son adolescence dans une banlieue proche, Camille n'avait pu se résoudre à quitter la ville pour aller faire une licence professionnelle près de Lyon. C'était inconcevable. Elle habitait à présent un petit appartement récemment rénové qui lui allait très bien, elle se sentait chez elle et indépendante.


Au moment même où elle appuya sur le bouton du passage piéton, elle pensa que c'était un peu bête parce qu'elle savait pertinament que cela ne servait à rien... Peut-être était-ce une façon de suspendre le temps. Peut-être. Elle se posa la question que tout le monde finit par se poser un jour... Comment fonctionne le bouton du passage piéton ? C'était sans importance certes mais Camille aimait se poser ce genre de questions inutiles mais dont personne n'a la réponse exacte. Il arriva à côté d'elle, doucement, avec la démarche de velours qu'ont les chats de gouttière lorsqu'ils déambulent sur les toits des dernières maisons du centre ville de Paris. Il regarda à droite, puis à gauche et traversa. Des dizaines de voitures freinèrent sur son passage, leurs conducteurs juraient quelque chose d'incompréhensible avec un affreux accent parisien. Elle décida de lui emboiter le pas pour ne pas attendre des heures de pouvoir traverser. Les passants serrés dans leur smoking le regardaient d'un air dédaigneux. L'homme se retourna vers elle, il se sentait certainement suivi. Leurs regards se croisèrent, comme dans un film où le temps semble s'être arrêté. Ca aussi c'était une chose stupide. Tout le monde se demande un jour si le temps peut réellement s'arrêter lorsqu'on croise le regard de quelqu'un. Finalement peut-être qu'il marchait ce bouton. Elle rougit de honte et peut-être aussi, probablement même, de peur. C'était un homme très grand et plutôt fort, il avait le teint pâle d'une poupée de porcelaine et des cheveux noirs en bataille qui cachaient presque ses immenses yeux. Elle hésitait. Ressemblait-il plutôt à un détenu en liberté conditionnelle ou à un punk anciennement à la mode avec son jean déchiré aux genoux et sa ceinture à clous ?. Un frisson la parcourut et la força à changer de direction pour une rue parallèle.

# Posté le mardi 16 septembre 2008 18:47